En 1954, Daniel Vérin, jeune instituteur pied-noir, prend une décision radicale : il tourne le dos à la France coloniale et rejoint le camp des insurgés algériens. Il s’engage dans le FLN, puis dans l’ALN, et devient "Ali", soldat de la lutte pour l’indépendance. À la fin de la guerre, en 1962, il devient citoyen algérien. Mais l’indépendance tant espérée n’a pas le goût de la victoire pour Ali. Boursier, il part étudier aux États-Unis. À son retour, l’administration algérienne lui interdit de rentrer sur sa propre terre. Rejeté par le pays qu’il a défendu, il obtient la nationalité américaine en 1969. Condamné par la France pour son engagement, ignoré par l’Algérie pendant plus de quarante ans, Ali ne sera officiellement reconnu comme moudjahid, combattant de la Révolution, qu’en 2004.